Ils rivalisent d’ivresse
Et de vitesse
Font fît des mots qui blessent
Jeu de jambes de géants
Mais moi
Je prends mon temps
Moi, je prends mon temps
Moi, je prends mon temps
Ils investissent
Sur des îles, des caprices
Ephémères prédatrices
Toutes voiles parées au vent
Mais moi
Je prends mon temps
Moi, je prends mon temps
Moi, je prends mon temps
Bien sûr vieillissent
Prématurément
Des amours sans délices
Y poussent comme le chiendent `
Rien ne paraît moins triste
Mais nul n’en rit pour autant
Oh moi
Je prends mon temps
Moi, je prends mon temps
Moi, je prends mon temps