Le ciel se fane en un gris de faubourg,
Mes pas s'effacent au rythme des jours.
Le vent m'apporte un écho de ta voix,
Dans ce silence qui n'appartient qu'à moi.
Les réverbères allument leurs paupières,
Et les pavés se changent en poussière.
C’est la valse des ombres qui nous délie,
Un instant volé aux portes de la nuit.
Ton absence est un parfum suranné,
Que le temps n'a pas su emprisonner.
On se souvient de l’éclat de l’été,
Avant que l'ombre ne vienne tout gâter.
(Avant que l'ombre ne vienne tout gâter)
Un vieux cinéma projette des amours,
Où les adieux durent toujours.
Je marche seul, le col relevé haut,
Dans ce décor qui me tient au cachot.
L'horloge sonne une heure indéfinie,
Perdue entre l'aube et l'agonie.
C’est la valse des ombres qui nous délie,
Un instant volé aux portes de la nuit.
Ton absence est un parfum suranné,
Que le temps n'a pas su emprisonner.
On se souvient de l’éclat de l’été,
Avant que l'ombre ne vienne tout gâter.
(Avant que l'ombre ne vienne tout gâter)
Mais dans ce brouillard qui m'enserre,
Je cherche ton ombre dans la lumière.
Le vide est grand, le froid me dévore,
Mais je t'attends, je t'attends encore.
L'automne s'efface...
(Humm...)
Tout doucement.