La mer respire, le sable est froid,
L'écume efface les pas derrière moi.
Je marche au bord du monde,
Sans ombre, sans voix.
L'eau qui s'efface,
Emporte le poids des jours.
L'eau qui s'efface,
Un silence sans retour.
Plus de traces, plus d'ancrages,
Libre comme le rivage.
Le sel sur la peau, la robe mouillée,
Le passé se noie, à moitié oublié.
Je regarde le grand bleu,
Et je ferme les yeux.
L'eau qui s'efface,
Emporte le poids des jours.
L'eau qui s'efface,
Un silence sans retour.
Ce qui reste à la fin,
Se dissout dans les mains.
L'eau...
Juste l'eau...
Qui s'efface.
Tout doucement.