Quand un jour est passé - Ita Graffin/La troupe des Misérables
Lyrics by:Jean-Claude Lucchetti Mourou/Herbert Kretzmer/Alain Boublil
Composed by:Claude-Michel Schönberg
Quand un jour est passé
Il est passé pour rien
L'homme est aveugle et
Sourd aux peines de son prochain
Nous les pauvres
On sait d'avance
Que demain et les jours qui vont suivre
Il n'y aura jamais pour nous
Qu'une différence un jour de moins à vivre
Quand un jour est passé
Il est passé sans joie
Il faut s'en retourner
Sous la pluie dans le froid
Implorer le bourgeois qui t'ignore
Bien calfeutré dans son opulence
Et qui te jette une pièce et qui s'endort
En ayant bonne conscience
Quand un jour est passé
Un autre jour se lève
Il faudra bien qu'un jour
Le malheur s'mette en grève
Et qu'un ouragan éclate et qu'il
Vienne enfin secouer le monde
Pour nourrir de sa colère ceux qui
Ont tant d'arriérés de misère
Ceux qui n'ont jamais eu leur part
De bonheur en retard
Quand un jour est passé
On a qu'ce qu'on mérite
Les feignants auront rien
À mettre dans la marmite
Il faut nourrir les marmots
Qu'on a faits sans toujours les vouloir
Mais ça va tant qu'on a un boulot
Un coup à boire
Nous on a cette chance
As-tu vu la sale gueule
Que tire le contremaître
Et ses mains baladeuses
Qui vous collent comme la poisse
C'est la faute à Fantine qui
Veut rien lui permettre
Ben qu'ça lui plaise ou pas
Va falloir qu'elle y passe
Le patron lui ne sait pas
Que son chiourme est toujours en chaleur
Si Fantine ne fait pas gaffe
Y aura pas long Qu'il lui arrive un malheur
Ouvriers Quand un jour est passé
On est plus vieux d'un jour
Et on gagne juste assez
Pour pas crier au s'cours
Avant la soupe et le vin
Il faut payer le propriétaire
Et gratter jusqu'à la fin
Chaque miette de chaqu'sou d'un salaire
Dont il ne va rien rester
Quand un jour est passé
Qu'est-ce que tu caches Ma jolie de la sorte
Alors Fantine quelles sont les nouvelles
Ooh Chère FantineCosette est très malade
Envoyez quarante francs ou la petite est morte
Rends-moi ma lettre
Mêle-toi de tes affaires
Toi qui as un mari
Qui ne te suffit plus
Occupe-toi de ta vie
Et laisse-moi la mienne
Qui êtes-vous pour
Me faire des leçons de vertu
Séparez-les je vous l'ordonne
Je ne conduis pas un troupeau
C'est une usine que je mène
Allons mesdames reprenez-vous
Je suis le maire de cette ville
Je ne tolère pas ces querelles
Je vous charge de ramener l'ordre
Et que chacun fasse son travail
Qui a déclenché cette pagaille
Moi je n'y suis pour rien
Tout ça c'est bien sa faute
Elle a une gosse qu'elle
Cache on imagine pourquoi
Y a un homme qu'elle doit
Payer et on devine comment elle s'y prend
Pour se faire
N'est-ce pas ma poule des suppléments
Monsieur l'maire appréciera
Oui c'est vrai j'ai une fille
Qui n'a que moi sur terre
Je l'ai donnée en garde
Pour pouvoir me placer
J'envoie tout c'que je
Gagne oour élever ma Cosette
Je suis une femme honnête
Monsieur vous comprenez
Quand un jour est passé
On n'a que ce qu'on sème
Et la brebis galeuse contamine le troupeau
Pendant qu'on trime pour gagner notre pain
Elle se roule dans les lits des palaces
Il faut chasser cette catin
Ou c'est nous qui perdrons notre place
C'est nous qu'on fera payer
À la fin d'la journée
J'aurais dû voir ta vraie nature
La chienne derrière la jeune fille pure
Bien trop sérieuse pour être honnête
Voila la vertueuse Fantine
La sainte nitouche de cette
Usine pendant que tu bradais tes charmes
Tu m'achetais avec tes larmes
Tu joues les pucelles en plein jour
Et la nuit tu vends de l'amour
Si t'y es pas passé
T'es bien le seul en ville
Fais-les lui ravaler
Ses larmes de crocodile
Débarrasse-nous d'elle
Débarrasse-nous d'elle
No ma belle sui finit