Le vent de l’aube effleure
Mes joues Au bout du silence
Le battement revient
Un bruit de moteur
Venu de souvenirs lointains
S’éveille au plus profond
De ma poitrine
Un rayon de lumière éclaire
La route Au-delà de l’horizon
Les ombres dansent
La douleur et les larmes se
Fondent dans le vent
Un nouveau voyage commence
Le rythme se fixe
La vitesse devient constante
Le souffle s’accorde au
Battement du moteur
Le corps avance sans demander
De raison Et le temps
Commence à se dissoudre
Résonance de l’horizon
Là où le vent et le coeur se
Confondent Il n’y a plus
De peur nulle part Vivre
C’est courir
Les pneus dessinent
Un poème en spirale
Je lève les yeux vers
Les traces qui montent vers
Le ciel Le passé et
Le futur se superposent à l’instant
Une seule vie devient lumière
Le coeur frappe au
Même tempo que la route
Chaque vibration dessine
Un mouvement précis
Le monde s’étire
La pensée s’efface Il ne reste que
Le flux, parfaitement maîtrisé
Dans le ciel qui s’éloigne
Le vent sourit Plus de mots
Plus besoin de réponses
Il y a seulement ce coeur
Qui continue de courir
Là où demeure le vent éternel