Je me suis réveillé sous un ciel immobile et muet
Où les ombres se replient sur elles-mêmes comme des noms oubliés
Il fut un temps où les mots, tels des rivières, coulaient
Mais j'ai décliné, le monde n'étant qu'une chanson haletante
Maintenant, l'air est raréfié et le silence parle en énigmes
Les années se dispersent comme la poussière sur un champ
Où rien ne fleurit, sauf la plus légère douleur
Et je pensais pouvoir tenir bon
Mais le temps est un voleur déguisé
Et s'échappe comme la brume d'un matin d'hiver
Je me dissoudrai dans l'aube
Non pas perdu, mais s'estompant, comme un soupir qui n'atteint jamais le rivage
Me souvenant des mots pour parler librement autrefois
Je me relèverai, mais pas comme avant
Je me dissoudrai dans l'aube
Un souffle, une ombre, une renaissance silencieuse
Je trace les échos de ma voix dans les pièces vides
Le silence grandit
Dans les espaces entre nous
J'étais autrefois en feu, téméraire, sauvage,
Maintenant, il ne reste que des cendres,
Éparpillées sur Vent
Pourtant, je ne peux pas pleurer
Ce qui s'est déjà envolé
Car il y a de la beauté dans la rupture
Dans le lâcher prise
De ce dont nous pensions avoir besoin
Et dans l'obscurité, j'ai appris à m'accrocher,
Pourtant, son absence fredonne comme le plus doux des accords
Je me dissoudrai dans l'aube
Non pas perdue, mais en train de s'estomper, comme un soupir qui n'atteint jamais le rivage
Me souvenant des mots pour parler librement un jour
Je me relèverai, mais pas comme avant
Je me dissoudrai dans l'aube
Un souffle, une ombre, une renaissance silencieuse