Sur la table
Deux tasses à moitié froides
Ton vieux pull
Plié sur la chaise du fond
Les mots restent
Coincés dans les cadres aux murs
Ton rire flotte
Comme un parfum trop profond
Des souvenirs emportés par le vent
Qui me reviennent en face
Brusquement
Je tends la main
Je touche le néant
Tout ce qu’on était glisse entre mes doigts
Des souvenirs emportés par le vent
Qui me déchirent et puis qui me mentent
Je dis que j’oublie
Mais c’est du faux semblant
Tu vis encore là
Dans chaque courant
Sur le quai
Une valise
Ta main qui lâche
Tes yeux clairs
Cherchent une sortie de secours
Un train passe
Et d’un coup tout change de voix
Ton ombre reste
Collée à la mienne
Pour toujours
Des souvenirs emportés par le vent
Qui me reviennent en face
Brusquement
Je tends la main
Je touche le néant
Tout ce qu’on était glisse entre mes doigts
Des souvenirs emportés par le vent
Qui me déchirent et puis qui me mentent
Je dis que j’oublie
Mais c’est du faux semblant
Tu vis encore là
Dans chaque courant
Je fais semblant d’avancer droit
Mais chaque coin de rue te sait par cœur
Un mot
Une voix
Et te voilà
Assise dans mon erreur (oh là là)
Des souvenirs emportés par le vent
Qui me reviennent en face
Brusquement
Je tends la main
Je touche le néant
Tout ce qu’on était glisse entre mes doigts
Des souvenirs emportés par le vent
Qui me ramènent au même tournant
Je dis que j’oublie
Mais c’est du faux semblant
Tu vis encore là
Dans chaque courant