Le soir je vais sur la grève,
Poursuivi par un triste rêve,
Mêlant au bruit des flots
Mes pleurs et mes sanglots.
Voyant hélas ! grandir toujours,
Grandir dans mon cœur mes sombres amours !
Pourquoi tant de souffrance
Et tant de cruauté ?
Hélas ! plus d'espérance,
Le destin a tout emporté.
Quel deuil loin de toi,
Ma douce beauté.
Cruelle, trop adorée
Dont mon âme est enivrée,
Pourquoi me fuir ainsi
Dédaignant mon souci ?
Pourquoi railler mon pauvre cœur
Par tes mots amers, par ton ris moqueur ?
Pourquoi tant de souffrance, etc.